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Noël aujourd'hui, entre religieux et profane

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Noël aujourd'hui, entre religieux et profane
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21 février 2007

Remerciements

Pour terminer ce travail, nous tenons à remercier quelques personnes pour nous avoir aidé dans nos travaux.

Tout d’abord nos parents pour nous avoir soutenues dans nos efforts ou avoir relu nos textes et nos professeurs M. Lambert, M. Fassot, Mme Eischen, Mme Osorio et Mme Bonnel pour leurs conseils, leur aide.

Nous pensons aussi au Père Gilles, à M. Galerne pour le temps qu’ils nous ont consacré lors des interviews ainsi qu’à Messieurs Lefèbre et Potriquet pour les problèmes informatiques.

Enfin, merci à vous de vous être intéréssés à notre TPE, nous espérons que vous l'avez apprécié.

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21 février 2007

Bibliographie

1) Livres

- PERROT Martyne : Ethnologie de Noël, une fête paradoxale
Éditeur : Grasset et Fasquelle, lieu d’édition: Saint-Amand-Montrond (Cher)
Impression : Buissière
Date : octobre 2000
281 pages
ISBN : 2 246 56151 5

- MULAT Michel, BRUN Elsa et FONTANA Marta : Fêtes
Dans la brochure BT2 n°79
Editeur : PEMF, à Mouans-Sartroux (Alpes Maritimes)
Impression : Clerc à Saint-Amand-Montrond (Cher)
Date : mai 2005
64 pages

- TIXIER Jean-Max : La crèche et les santons de Provence
Editeur : Aubanel
Impression : Artès Graficas à Tolède
Date : octobre 2001
159 pages
ISBN : 2 7006 0236 6

- CRETIN Nadine : Fêtes et traditions occidentales
Editeur : PUF, lieu d’édition : Paris
Dans la collection : Que sais-je ? N°3518
Date : 1999

- LÉVI-STRAUSS Claude : Le Père Noël supplicié
Éditions Sables, lieu d’édition : Toulouse, France
Impression : Imprimeries Dulaurier
Année de publication : 1994
51 pages
ISBN 2 907530 22 4

- CHEVALIER Bernard et TULANE Marc : Crèches de Noël
Édition : Le Centurion
Année de publication : 1987
ISBN : 2 227 81003 3

- DE SIKE Yvonne : Fêtes et croyances populaires en Europe
Édition : Bordas
Imprimerie Pozzo à Turin (Italie)
Date de publication : 1994
ISBN : 2 04 019999 3

- SANSOM William : Les Noëls du Monde
Éditions Jarrold and Sons Ltd, lieu d’édition : Norwich (Angleterre)
Date : 1970
256 pages, n°1210

- LONGUINE Sophie : L’Album des fêtes de Noël et du nouvel An autour du monde
Édition : Pierre Horay, à Paris en 1995
Impression : Hérissey pour l’éditeur.
252 pages
ISBN 2 7058 0237 1

- Dictionnaire de l’Antiquité dirigé par H.C. Ho Watson à l’université d’Oxford
Édition Robert Laffont en 1993 à Paris.
ISBN 2 221 06800 9

- MARTIMORT A.G., DALMAIS I.H., JOUNEL P. : L’Église en prière IV « La liturgie et le temps »
Édition : Desclée

2) Périodiques

- Centre National de documentation pédagogique : Calendriers et fêtes, les éternels retours
Dans le périodique : TDC, textes et documents pour la classe n°766
Directeur de publication : Roger-François Gauthier, Rédactrice en chef : Evelyne Lattanzio
Éditeur : CNDP, à Paris
Impression : E.Vincent à Tours
Date : 1998
ISSN : 0395 6601

- DELÉTRAZ François, MOREAU Martine, GRANDMAISON Pascal
Commerce électronique Cyber Papa Noël
Le Figaro Magazine
Publication le samedi 2 décembre 2006
pp. 118 et 119

- BAYLE Antoine, photos de AUDUREAU Aurélie
Comment le Printemps a préparé Noël
Le Parisien Économie
Publication le lundi 4 décembre 2006
pp. 2 et 3 plus une

- VISSEYRIAS Mathilde
Les tout-petits raffolent des jouets high-tech
Le Figaro
Publication le week-end du samedi 16 et du dimanche 17 décembre 2006
p. 22

- COLLET Valérie
Deux milliards sont dépensés sur le Net à Noël
Le Figaro
Publication le vendredi 22 décembre 2006
p. 21

- LE BORGNE F., CHAUTY F.
Noël, les Français ne boudent pas leur plaisir
LCL Le journal
Publication en janvier 2007
n°5 p. 10

3) Sites Internet

- NOTRE FAMILLE.COM
Disponible sur l'URL <http://www.joyeuse-fete.com/joyeux-noel>
Date de consultation : lundi 4 décembre 2006
Page d'accueil : <http://www.joyeuse-fete.com>

- RIGOT Camille et NICOLET Isabelle
Disponible sur l'URL <http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/UVLibre/0001/bin59/snoel.htm>
date de consultation : 5 novembre 2006
Page d'accueil : <http://tecfa.unige.ch>

- LE WEB PEDAGOGIQUE
Disponible sur l'URL <http://lewebpedagogique.com/allemand/calendrier-de-lavent/>
date de consultation : 9 janvier 2007
Page d'accueil : <http://lewebpedagogique.com>

- UNICEF
Disponible sur l'URL <http://boutique.unicef.fr/index.php4?articles=3573>
date de consultation : 21 janvier 2007
Page d'accueil : <http://unicef.fr>

- LEXILOGOS, Saint Nicolas & le Père Noël
Disponible sur l’URL <http://www.lexilogos.com/saint_nicolas.htm>
date de consultation : 30 novembre 2006
Page d’accueil : <http://www.lexilogos.com>

- CARREFOUR, Catalogue J’ai rêvé Noël à prix cadeaux
Disponible sur l’URL <http://www1.carrefour.fr/catalogues/1115_cadeaux/index.htm>
date de consultation : vendredi 5 janvier 2007
Page d’accueil : <http://www.carrefour.fr>

- ORENOQUE, origine du Père Noël. Le Père Noël d'hier à aujourd'hui. Les ressemblances entre le Père Noël et Saint-Nicolas. Le conte de Moore. Le Père Noël de Coca-Cola.
Disponible sur l’URL <http://www.orenoque.com/pere-noel/>
date de consultation : samedi 6 janvier 2007
Page d’accueil : www.orenoque.com

- LECO Mike, Noël aux Etats-Unis
Disponible sur l’URL <http://www.usatourist.com/francais/inside/christmas.html>
date de consultation : samedi 6 janvier 2007
Pour USA Tourist/USA Travel Guide
Page d’accueil : <www.usatourist.com>

- ROCKEFELLER CENTER, The Tree, one of a million
Disponible sur l’URL <http://www.rockefellercenter.com/home.html>
Date de consultation : samedi 6 janvier 2006

- LE ROUTARD, L’agenda du Routard - Arbre de Noël au Rockefeller Center
Disponible sur l’URL <http://www.routard.com/guide_agenda_detail/5920/arbre_de_no%C3%ABl_au_rockefeller_center.htm>
Date de consultation : samedi 6 janvier 2007
Page d’accueil : <http://www.routard.com>

- GLOBAL MARSHALL PLAN
Plan Marshall
Disponible sur l’URL <http://www.globalmarshallplan.org/e5095/e6482/e7022/plan_marshall_fr_fra.pdf>
Date de consultation : lundi 15 janvier 2007
Page d’accueil : <http://www.globalmarshallplan.org/>

- College of William and Mary for American Studies 370, Macy's Thanksgiving Day Parade
Disponible sur l’URL <http://www.wm.edu/amst/370/2005F/sp4/>
Date de consultation : samedi 20 janvier 2007

- BARBET Alain et Estelle
Disponible sur l'URL <www.alianwebserver.com/societe/noel/origines.htm>
Date de consultation : dimanche 10 décembre 2006
Page d’accueil : <www.alianwebserver.com>

-TOP CHRETIEN FRANCOPHONE
Disponible sur l'URL
<http://www.lirelabible.net/LSG/html_5/Matthieu_1.htm>
et sur l'URL <http://www.lirelabible.net/LSG/html_5/Luc_1.htm>
Date de consultation : mardi 26 décembre 2006
Page d’accueil : <http://www.lirelabible.net/>

- DIOCESE DE NANTERRE
Disponible sur l'URL
<http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_noel.htm>
sur l'URL <http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_noel_fete.htm
et sur l'URL <
http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_noel_traditions_suite.htm>
Dates de consultation : mercredi 1er novembre 2006 et vendredi 5 janvier 2007
Page d’accueil : http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/faq.htm#sommaire

- LES BALADINS DE LA TRADITION
Auteur : Alain Goine
Disponible sur l'URL <www.bldt.net/Om/article.php3?id_article=322>
Date de consultation : vendredi 8 décembre 2006
Page d’accueil : <www.bldt.net/Om/>

- ASSOCIATION CATHOLIQUE
Disponible sur l'URL <
http://news.catholique.org/7055-les-francais-attaches-a-la-fete-de-noel>
Date de consultation : samedi 25 novembre 2006
Page d’accueil : <http://news.catholique.org>

- CENTRE DE DEVELOPPEMENT EN ART ET CULTURE MEDIEVALE
Auteur : Raphaël Faure
Disponible sur l'URL <cdacm.free.fr/dotemps5.html>
Date de consultation : lundi 9 octobre 2006
Page d’accueil : <http://cdacm.free.fr/dotemps.html>

- EGLISE ORTHODOXE D’ESTONIE
Disponible sur l'URL <http://www.orthodoxa.org/FR/orthodoxie/traditions/traditionsNoel.htm>
Date de consultation : vendredi 15 décembre 2006
Page d’accueil : <http://www.orthodoxa.org/index.html>

- LE VATICAN
Disponible sur l'URL <www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/messages/urbi/documents/hf_jp-ii_mes_20021225_urbi_fr.html>
Date de Consultation : mercredi 1er novembre 2006
Page d’accueil : <www.vatican.va/phome_fr.htm>

Auteur : Benoît XVI
Disponible sur l'URL <http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/messages/urbi/documents/hf_ben-xvi_mes_20061225_urbi_fr.html>
Date de consultation : mardi 2 janvier 2007

- AMNESTY INTERNATIONAL BELGIQUE
Disponible sur l'URL <http://www.amnestyinternational.be/doc/article2343.html>
Date de consultation : vendredi 15 décembre 2006
Page d’accueil : <http://www.amnestyinternational.be>

- Disponible sur l'URL <http://membres.lycos.fr/orthodoxievco/ecrits/peres/dialogue/40/indexx.htm> (Homélie 8)
Date de consultation : jeudi 4 janvier 2007
Page d’accueil : <http://membres.lycos.fr/orthodoxievco/ecrits/peres/dialogue/40/indexx.htm>

- FAUX-VILLECERF
Disponible sur l'URL <www.faux-villecerf.net/fetes_soirees/noel/fetes_paiennes.htm>
Date de consultation : vendredi 5 janvier 2007
Page d’accueil : <http://www.faux-villecerf.net/>

4) Articles électroniques

- DUCET Priscille
Titre de l’article : Noël, confusion des genres
Disponible sur l'URL <http://hades-presse.com/archives/n1/noel_confusion.shtm>l
Date de consultation : lundi 4 décembre 2006

- PERROT Martyne
Titre de l’article : Noël, histoire d’un succès
Dans le journal du CNRS
Disponible sur l'URL <http://www2.cnrs.fr/presse/journal/1845.htm>
Date de consultation : dimanche 5 novembre 2006

- DELEZE Sylvie
Titre de l’article : Noël à l’UNIGE : regards croisés sous le sapin
Dans : Presse Information Publications
Disponible sur l'URL
<http://www.unige.ch/presse/archives/unes/2005/2005>
Date de publication : Décembre 2005
Date de consultation : dimanche 5 novembre 2006

- BERANGER Anne-Laure
France : 1,7 milliard d'euros dépensé en ligne à Noël
Disponible sur l’URL <http://www.journaldunet.com/0601/060111indiceecom.shtml>
Pour Le Journal du Net
Page d’accueil : http://www.journaldunet.com
Date de publication : 11 janvier 2006
Date de consultation : samedi 11 novembre 2006

- PUEL Hugues
Noël économique, Noël éthique, 21 décembre 2005
Disponible sur l’URL <http://www.lyon-ethique.org/IMG/pdf/H.Puel_cafeticdec05.pdf#search=%22aspect%20%C3%A9conomique%20No%C3%ABl%22>
Pour l’ALEES, Association Lyonnaise d’Éthique Économique & Sociale
Page d’accueil : www.lyon-ethique.org
Date de consultation : dimanche 12 novembre 2006

- Titre de l’article : Le message de Jean Paul II
Titre du périodique : L'Humanité
Numéro du : 27/12/1993
Disponible sur l'URL <www.humanite.presse.fr , http://www.humanite.fr/journal/1993-12-27/journal/1993-12-27/index10487.html>
Date de consultation : dimanche 10 décembre 2006

- Titre de l’article: La fête de Noël et le cadeau de Noël, des traditions remontant à l’Antiquité
Titre du périodique : navimag
Numéro du : 20/11/2006
Disponible sur l'URL <http://www.navi-mag.com/La-fete-de-Noel-et-le-cadeau-de-Noel,-des-traditions-remontant-a-l-Antiquite_a1194.html>
Date de consultation : vendredi 5 janvier 2007

- Titre de l’article : Le pape appelle à respecter la dignité des enfants
Titre du périodique : 20 Minutes
Numéro du : 25/12/2006
Disponible sur l'URL <www.20minutes.fr/articles/2006/12/25/20061225-dossier-Le-pape-appelle-a-respecter-la-dignite-des-enfants.php>
Date de consultation : jeudi 4 janvier 2007

- RACE Céline
Titre : Histoire des sociétés et des cultures occidentales
Année : 2004-2005 (Année académique)
Chapitre concerné : 3. Quête de sens
Nombre de pages : 36
Disponible sur l'URL <www.cau.ac/spirates/spiHSCO.PDF>
Date de consultation : dimanche 10 décembre 2006

5) Interviews

Interview audio du Père Gilles Godlewski réalisée (par nos soins) le 12/12/2006 à l’Église Notre-Dame de Vincennes

Interview écrite
de Pierre-Jean Galerne, directeur d’un centre commercial Auchan (transmission des questions et des réponses par un tiers)

6) Supports Vidéos

- "La Course au jouet" ("Jingle All The Way" en version originale), film réalisé par Brian Levant, avec Arnold Schwarzenegger (Howard) et Jake Lloyd (Jamie), produit par Chris Columbus. Sorti en décembre 1996.

- Magazine télévisé de société « Zone Interdite : Noël en famille à chacun sa fête » du 17 décembre 2006 sur M6. Présentatrice : Mélissa Theuriau.

- Magazine télévisé d’économie : « Capital : Le grand Rush des achats » du 10 décembre 2006 sur M6. Présentateur : Guy Lagache.

==>>Cliquez ici pour accéder aux remerciements qui closent notre TPE<<==

21 février 2007

Documents annexes

Pour l'Axe I : La dimension religieuse actuelle de Noël est héritée de la signification que lui a donnée l'Eglise

Évangile selon Saint Luc chapitre 2 versets 4 à 12
« Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
Pendant qu'ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l'emmaillota et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie.
Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux.
Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d'eux. Ils furent saisis d'une grande frayeur. Mais l'ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie : c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. »


Évangile selon Saint Mathieu, chapitre 1 verset 18 à 25, chapitre 2 versets 1 et 2
« Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint Esprit, avant qu'ils eussent habité ensemble. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.
Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint Esprit ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. Tout cela arriva afin que s'accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous.
Joseph s'étant réveillé fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui. Mais il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus.
Jésus étant né à Bethlehem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem,
et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer. »


Édit de Milan, 313 (d'après Lactance)
« Licinius fit afficher une lettre circulaire adressée au gouverneur [de Bithynie], concernant le rétablissement de l'Église. La voici :
« Moi, Constantin Auguste, ainsi que moi, Licinius Auguste, réunis heureusement à Milan, pour discuter de tous les problèmes relatifs à la sécurité et au bien public, nous avons cru devoir régler en tout premier lieu, entre autres dispositions de nature à assurer selon nous le bien de la majorité, celle sur laquelle repose le respect de la divinité, c'est-à-dire donner aux chrétiens comme à tous la liberté et la possibilité de suivre la religion de leur choix, afin que tout ce qu'il y a de divin au céleste séjour puisse être bienveillant et propice à nous-mêmes et à tous ceux qui se trouvent sous notre autorité. C'est pourquoi nous avons cru, dans un dessein salutaire et très droit, devoir prendre la décision de ne refuser cette possibilité à quiconque, qu'il ait attaché son âme à la religion des chrétiens ou à celle qu'il croit lui convenir le mieux, afin que la divinité suprême à qui nous rendons un hommage spontané puisse nous témoigner en toutes choses sa faveur et sa bienveillance coutumières. Il convient donc que ton Excellence sache que nous avons décidé, supprimant complètement les restrictions contenues dans les écrits envoyés antérieurement à tes bureaux concernant le nom des chrétiens, d'abolir les stipulations qui nous paraissaient tout à fait malencontreuses et étrangères à notre mansuétude, et de permettre dorénavant à tous ceux qui ont la détermination d'observer la religion des chrétiens, de le faire librement et complètement sans être inquiétés ni molestés. Nous avons cru devoir porter à la connaissance de ta sollicitude ces décisions dans toute leur étendue, pour que tu saches bien que nous avons accordé aux dits chrétiens la permission pleine et entière de pratiquer leur religion. Ton dévouement se rendant exactement compte que nous leur accordons ce droit, sait que la même possibilité d'observer leur religion et leur culte est concédée aux autres citoyens ouvertement et librement, ainsi qu'il convient à notre époque de paix, afin que chacun ait la libre faculté de pratiquer le culte de son choix. Ce qui a dicté notre action, c'est la volonté de ne point paraître avoir apporté la moindre restriction à aucun culte ni à aucune religion. De plus, en ce qui concerne la communauté des chrétiens, voici ce que nous avons cru devoir décider: les locaux où les chrétiens avaient auparavant l'habitude de se réunir, et au sujet desquels des lettres précédentes adressées à tes bureaux contenaient aussi des instructions particulières, doivent être rendus sans paiement et sans aucune exigence d'indemnisation, toute duperie et toute équivoque étant hors de question, par ceux qui sont réputés les avoir achetés antérieurement, soit à notre trésor, soit à n'importe quel autre intermédiaire. De même ceux qui les ont reçus en donation doivent aussi les rendre au plus tôt aux dits chrétiens. De plus si les acquéreurs de ces bâtiments ou les bénéficiaires de donation réclament quelque dédommagement de notre bienveillance, qu'ils s'adressent au vicaire, afin que par notre mansuétude, il soit également pourvu à ce qui les concerne (...) ».

M. SIMON et A. BENOIT, Le Judaïsme et le Christianisme antique d'Antiochus Épiphane à Constantin, Paris, 1968, pp. 141-142 (Nouvelle Clio, 10).


Interview du Père Gilles Godlewski, réalisée par nos soins (en 2 parties) (veuillez nous excuser pour la qualité audio, cet enregistrement provient d'une cassette audio)=>1ère partie

=> 2ème partie

Pour l'axe II : Pourtant la fête a acquis un caractère profane

Interview de M. Pierre-Jean Galerne (transmission par écrit et des questions et des réponses par l'intermédiaire un tiers)

Question : « Bonjour M. Galerne, vous êtes responsable du magasin Les Halles d’Auchan, dans le centre commercial des Mureaux.
Pourriez-vous tout d’abord nous indiquer ce que représente les ventes du mois de décembre sur celles d’une année et la part de chiffre d’affaire réalisée en trois mois sur un an ?

Réponse de M. Pierre-Jean Galerne : Le chiffre d’affaire du mois de décembre représente 12% de notre chiffre d’affaire annuel. Trois mois normaux représentent 18% du chiffre d’affaire annuel

Q : Que représente pour vous le mois de novembre : un mois « vide » avant Noël ? Si oui, quelle(s) technique(s) avez-vous employée(s) pour palier cette éventualité ?

PJG : Novembre n’est pas pour nous un mois « vide », au contraire, en terme de chiffre d’affaire, il représente le troisième ou le quatrième chiffre d’affaire le plus important de l’année. C’est précisément le moment choisi pour présenter toutes les offres de fin d’année. Il n’y a plus de baisse, le chiffre d’affaire évolue jusqu’au mois de décembre.

Q : En période de Noël, quel est le produit le plus vendu en magasin ?

PJG : En valeur, le champagne et l’alcool sont les produits que nous vendons le plus, en quantité, il s’agit du chocolat.

Q : Quand instaurez-vous les publicités et promotions de Noël ?

PJG : A partir de début novembre. Les tracts permettent de présenter les offres de fin d’année -jouets, chocolats, informatique)

Q :Quelle est la stratégie de vente de votre magasin mise en place au niveau spatial, en terme d’annonces, d’offres et de têtes de gondole dans cette période ?

PJG : 30% de la surface du magasin est consacrée à l’expression des produits festifs. L’entrée est destinée aux jouets, aux offres cadeaux (livres, coffrets de DVD, services vaisselle, électro-ménager, chocolats et coffrets de parfumerie). En se rapprochant de Noël, l’offre du magasin évolue vers les produits destinés aux repas de fête : champagne, foie gras, alcools, vins, décoration de la maison et de la table. Toutes les têtes de gondole sont consacrées aux produits de fin d’année ainsi que tous les éléments promotionnels. Des chapiteaux sont éventuellement installés à l’extérieur des magasins pour vendre les sapins par exemples.

Q : Augmentez-vous vos effectifs à Noël ? Si oui, de combien d’employés, à quel(s) poste(s) ?

PJG : Oui, nous augmentons notre effectif de 110 à 120 employés. 10 employés de plus embauchés permettent d’assurer un meilleur service à nos clients, afin de répondre correctement à leur demande.

Q : Pensez-vous qu’il y a une américanisation de vos produits, principalement alimentaires, à Noël ou au contraire une sauvegarde des traditions françaises ?

PJG : Les traditions culinaires françaises sont toujours fortement ancrées dans les habitudes de nos consommateurs. Champagne, chocolats, dinde, foie gras, gibiers, vins de Cognac, huîtres, apéritifs. Les seuls produits « exotiques » qui apparaissent sont des fruits et légumes venus de l’hémisphère sud, tels les cerises, abricots, pêches, ananas Victoria, fruits de la passion.

Q : Y a-t-il une diversité dans les achats des clients ? Certains produits sont-ils plus plébiscités que d’autres ?

PJG : En réalité, non, tout se vend dans notre magasin en cette période de Noël

Merci d’avoir répondu à nos questions »


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Affiche de 1945 - USA

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Affiche de 1946 - USA

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21 février 2007

Conclusion

Si le caractère sacré de Noël perdure aujourd’hui encore, à travers les célébrations religieuses de la Nativité, et tous les signes et symboles qui y font référence, ce caractère s’efface peu à peu derrière l’importante médiatisation commerciale dont cette fête fait l’objet. Le père Noël est plus connu que l’enfant Jésus, et les cadeaux échangés ce jour-là sont devenus plus une obligation sociale qu’une manifestation de joie devant la venue de Jésus .

Le développement de la dimension profane de cette fête doit son origine au contexte hivernal dans laquelle elle se situe. En effet, le temps de Noël constitue une parenthèse de joie et de lumière dans la période la plus sombre de l’année, parenthèse festive que la société essaye de prolonger le plus longtemps possible.

Les autres fêtes religieuses n’ont pas été, autant que Noël, récupérées par le commercial. Pâques, par exemple, autre fête importante dans le calendrier liturgique, serait moins adaptée à cette récupération. En effet, contrairement à Noël, elle implique la mort et la résurrection, deux éléments moins enclins à être fêtés car ils sont tous deux éloignés des événements habituellement célébrés (anniversaire de naissance, de mariage, …). Enfin, la fête de Pâques change tout le temps de date, la rendant ainsi plus difficile à ancrer dans les esprits et les calendriers.

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21 février 2007

Axe II - C/ Les entreprises ont modelé Noël pour asseoir leur pouvoir

3) Les entreprises sont à l’origine et bénéficiaires de cette marchandisation de Noël

Noël en terme de chiffre d’affaires
Tous les éléments évoqués auparavant amènent à cette conclusion : le fête de Noël est une aubaine pour les entreprises. La traduction économique de cette conclusion s’établit donc en terme de chiffre d’affaires réalisé à cette période par rapport au reste de l’année.

Un autre extrait de notre interview avec M. Galerne l’explicite clairement : 

Question : Pourriez-vous tout d’abord nous indiquer ce que représentent les ventes du mois de décembre par rapport à celles d’une année et la part de chiffre d’affaire annuel réalisée en trois mois ?

Réponse de M. Galerne : « Le chiffre d’affaire du mois de décembre représente 12% de notre chiffre d’affaire annuel. Trois mois normaux représentent 18% du chiffre d’affaire annuel ».

Deuxièmement, nous pouvons reprendre l’exemple du Printemps Haussmann. Là également, le résultat appuie notre thèse : en effet, 25% du chiffre d’affaires annuel a été réalisé durant la période de Noël 2006. Ce chiffre est logique au vu du nombre de clients qui ont parcouru les 51 000 m² de rayons : 120 000 visiteurs se sont rendus chaque jour dans le magasin, et ce depuis fin novembre 2006.

Pour certains commerces, Noël représente même jusqu’à 65% du chiffre d’affaires. Noël est donc bien l’occasion rêvée pour les entreprises de faire des bénéfices importants.


L’achat en ligne ou Internet de plus en plus fructueux

Nous allons voir que l’achat en ligne s’intègre de plus en plus comme « canal » de vente, notamment à Noël. En effet, selon Marc Lolivier, délégué général de la Fevad (Fédération des entreprises de vente à distance), ceux ayant l’habitude de consommer sur le Web y ont dépensé 50% de leur budget cadeaux.
Ainsi, sur Internet, plus de 2 milliards d’euros ont été dépensés pour Noël, au lieu de 1,7 milliard en 2005, soit une augmentation de près de 18% en un an.

Aujourd’hui, plus de 16 millions de Français achèteraient régulièrement des biens sur Internet. La fête de Noël apparaît également comme un déclencheur, car on a pu s’apercevoir que 25% des cyberacheteurs de Noël 2005 consommaient pour la première fois dans des magasins virtuels.

Pour qu’Internet, depuis sa création dans les années 1990, prenne cette place dans la consommation, il a fallu qu’il offre des possibilités intéressantes au consommateur : en effet, 75% des cyberacheteurs estiment que la praticité est le premier motif de leurs achats sur la Toile, entre autres pour une fête comme Noël. Être chez soi pour faire ses courses de Noël évite de se déplacer dans les magasins où les files d’attente aux caisses peuvent être très longues. Mais les prix avantageux proposés sur le Net sont également déterminants pour 63% des consommateurs. Ainsi, en décembre 2006, on a pu trouver sur le Web des vols Paris-Djerba pour 89 euros, des ordinateurs portables à moins de 500 euros ou encore des DVD à moins d’un euro et des coffrets DVD à quart de prix. Ces prix attractifs font beaucoup consommer, et sont donc très rentables au final pour ceux qui produisent les biens concernés.

Toujours d’après la Fevad, Noël 2005 a représenté une moyenne de 285 euros par acheteur, les achats en lignes se faisant à 54% environ entre le 1er et le 15 décembre.

Consultez ici le tableau représentant les transactions en lignes pour l'année 2005 rangées selons des périodes trimestrielles et définies selon 4 critères différents. =>Tableau_JdN_Transactions_en_ligne_2005<=

Dans ce paragraphe, nous avons montré qu’effectivement à Noël, l’achat en ligne est de plus en plus fructueux pour les entreprises.


D’autres chiffres importants : les dépenses des ménages à Noël
Pour prouver que Noël est une période essentielle de l’année pour les entreprises en terme de profit, on peut également se placer du point de vue du consommateur.

D’après Francis Meyer, responsable expertise et grands projets communication LCL, qui se base sur une étude CSA commandée par LCL, le budget moyen consacré à Noël 2006 a été de 674 euros par foyer, en incluant les vacances. Un budget très important et qui est variable selon les catégories socioprofessionnelles et la présence ou non d’enfants dans les familles concernées :
- Les cadres et professions intellectuelles supérieures, dits CPIS (groupe 3) ainsi que les professions libérales (groupe 4) ont dépensé 865 euros,
- Les ouvriers (groupe 6) ont eux dépensé 713 euros en moyenne,
- Les parents d’enfants de moins de 20 ans ont dépensé 807 euros, dont près d’un quart pour les enfants,
- Les personnes n’ayant pas d’enfants ont seulement dépensé 591 euros.

Cette étude nous révèle également comment est financé Noël : la plupart des gens interrogés répondent avoir eu recours à leur épargne ou à leur « treizième mois » et seulement 3% disent avoir demandé des prêts.

Ces chiffres sont clairs : les dépenses de Noël sont très importantes, et cela est tout à fait bon pour les entreprises, car c’est à elles que reviennent les sommes dépensées par les ménages.

Cet aspect mercantile est loin de l’aspect religieux initialement voulu par les « créateurs » de Noël.


==>>Cliquez ici pour accéder à la conclusion<<==

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21 février 2007

Axe II - C/ Les entreprises ont modelé Noël pour asseoir leur pouvoir

2) La publicité et autres techniques utilisées pour attirer le client

La publicité et sa diffusion à Noël
Noël est une période particulière où les entreprises sont davantage attentives à la qualité et à l’efficacité de leur publicité, car cette fête est considérée comme la fête de la consommation. Alors tous les moyens sont bons pour convaincre les clients de venir en magasin puis de consommer, le principe de base étant de jouer sur l’évocation de la fête et de ce qu’elle a comme signification et symboles communs à l’ensemble de la société. Ainsi, à Noël, la publicité occupe encore davantage de place dans la vie quotidienne des consommateurs :

- dans les médias :

. à la télévision, certaines marques achètent des temps publicitaires importants pour prendre le temps de mettre en avant les réductions de prix et avantages de leurs produits. Le message visuel est une technique effective car l’image attire l’attention des gens, ils s’en souviennent plus facilement.

. à la radio, des marques achètent aussi des temps publicitaires audio importants, le message est alors plus direct et plus simple car l’auditeur n’a pas de représentation visuelle de la promotion réalisée, il faut qu’il puisse alors facilement imaginer à quoi correspond la promotion proposée dans telle publicité.

. sur Internet, les « Pop-up », fenêtres publicitaires intempestives, encore plus nombreuses à cette période vantent les mérites de produits quels qu’ils soient. Il en est de même des encarts publicitaires sur les sites internet, sous forme de vidéo, de fichier GIF, … Là aussi les messages sont directs car chaque publicité ne dure que très peu de temps.

. sur Internet toujours, les sites spécialisés dans le commerce en ligne font la promotion de leurs propres produits.

. sous forme de spams, ces messages publicitaires qui envahissent les boîtes de courrier électronique et qui peuvent arriver en rafale dans cette période si les ordinateurs ne sont pas correctement « protégés ».

. dans les journaux, sous formes d’encarts, les messages sont encore là très directs, car il faut tout dire en une page, une demi-page, un quart de page voire moins, …

- en magasin : sous forme de catalogues disponibles à l’entrée et/ou dans le magasin, par des affiches voyantes disposées un peu partout dans les rayons, par des étiquettes remettant en valeur les promotions collées sur les produits eux-mêmes (ainsi le consommateur est sûr des remises annoncées car il les voit 3 ou 4 fois dans le magasin).

- directement aux personnes : distribution de catalogues aux clients devant les magasins, distribution de tracts de la main à la main, tracts placés sur les capots de voiture, catalogues ou prospectus distribués directement en boîte à lettres, ou encore démonstrations réalisées chez les particuliers (système dit du « porte-à-porte »).

- dans la rue : par les grands panneaux d’affichages (dont les 4x3 notamment, fixes ou roulants), leur grand format permet de faire la promotion de plusieurs produits ou d’insister sur la promotion d’un produit particulier en le mettant en valeur par le texte, les couleurs, les formes employées,…

En somme, nous sommes presque saturés par la publicité qui tente de nous convaincre d’acheter, enfin au minimum d’entrer dans un magasin ou de s’informer sur telle enseigne.

En fin de compte, cela profite essentiellement aux entreprises car le public se laisse facilement séduire par la publicité et donc achète ou au moins va voir lui-même les biens et services proposés.


Un exemple de publicité analysé

L’affiche que nous allons décrire et analyser, et qui a pour but de faire entrer les clients en magasin, est la même que la couverture du catalogue de Noël de l’enseigne, mais il faut enlever le texte « à prix cadeaux » qui ne figure pas sur les affiches en magasin.

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Affiche publicitaire *********

Dès l’entrée en « magasin », le client voit au-dessus de sa tête, mais dans son champ de vision, cette affiche représentant une petite fille habillée de rouge et blanc et sur un fond bleu. Le texte est clair et les symboles forts :

- L’enfant : l’enfant est un symbole important de Noël, parce qu’en effet c’est à lui que sont destinés en priorité les « cadeaux de Noël ». La symbolique de l’enfant est puissante : cela rappelle aux adultes que cette fête est entre autres celle des enfants, celle où il faut faire plaisir aux enfants. L’image de l’enfant attire l’œil et incite à entrer dans le magasin pour dénicher LE cadeau qu’il lui faut pour Noël.

- Le rouge et le blanc : sont des couleurs symboliques de Noël. Couleurs portées par le Père Noël, elles rappellent aux gens l’esprit de Noël, l’esprit des « cadeaux de Noël », qui mène donc à la dépense, à l’achat.

- Le fond bleu : qui à première vue ne paraît pas si symbolique mais qui l’est en réalité. Le bleu est ici évocateur du bleu du ciel. Le 24 décembre au soir, le Père Noël ne parcourt-il pas la Terre à travers le ciel ? À noter que le bleu, en parfait contraste avec le rouge met alors en valeur l’enfant représenté sur l’affiche.

- Une phrase symbolique : « J’ai rêvé », les concepteurs de ces affiches ont joué sur l’inconscient des gens, et font appel aux souhaits, aux idéaux qu’ils ont au plus profond d’eux. Ils envisagent alors Noël comme le symbole de la concrétisation de ces vœux. Les clients vont donc trouver ce dont ils rêvent en magasin. Mais la notion de rêve est également employée comme appui de l’image de l’enfant : en effet, l’enfant rêve de Noël, il rêve des cadeaux qu’il va recevoir. Les adultes se voient alors, par ce « J’ai rêvé », responsables de la concrétisation ou non des rêves des enfants en cette occasion.

À noter dans cette affiche que « Noël » est écrit dans une police différente : c’est le thème principal et l’objectif de cette affiche, il est donc mis encore plus en exergue par son expression la plus claire. Cela rappelle de nouveau aux clients que l’on entre dans la période où il faut acheter, où il faut dépenser pour Noël. Il est écrit « J’ai rêvé Noël » et non « J’ai rêvé de Noël » : la nuance de sens est essentielle, car elle marque davantage le rôle de l’enfant dans cette fête, c’est le fruit de son imagination, sa conception.

Par la description et l’analyse des éléments de cette affiche, il apparaît qu’elle a pour but d’attirer le client en magasin et de l’inciter tout d’abord à regarder ce qui s’y passe, ce qui s’y vend.

Mais une seule affiche à l’entrée du magasin ne suffit pas : en effet, on a pu observer, en faisant le tour du magasin, que des dizaines d’affiches d’attrait étaient accrochées au plafond, au-dessus des têtes des clients.
Le but étant d’attirer l’attention du client, qu’il y en ait le plus possible et de leur rappeler sans cesse pourquoi il est là. Ces affiches sont en fait à chaque fois les mêmes que celle décrite auparavant.

Montrer partout les mêmes affiches force les clients à les mémoriser et à retenir qu’ils sont là pour dépenser de l’argent en se faisant plaisir. En quelque sorte, on guide les clients sur le chemin à suivre tout au long de leur promenade en magasin : acheter, acheter et encore acheter.


D’autres techniques pour attirer le client : les vitrines, la disposition des produits en magasin, l’accueil et la prise en charge des clients
Bien qu’étant un moyen très important, la publicité n’est pas la seule stratégie mise en place par les entreprises pour attirer leurs clients.
Dans ce paragraphe, nous allons voir d’autres techniques permettant d’inciter le consommateur à entrer en magasin et le mettre dans de bonnes dispositions afin de remplir son rôle : consommer.

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Couverture du Printemps Magazine de décembre 2006.

Pour commencer, nous allons nous intéresser aux vitrines de magasin. Pour cela nous allons prendre l’exemple du Printemps Haussmann à Paris.

Pour la réalisation des vitrines de Noël, 25% du budget annuel consacré à celles-ci a été employé. Cela marque déjà un réel investissement de l’entreprise dans la préparation de Noël. La réalisation de belles vitrines est importante car les clients qui les admirent ont alors l’envie de voir ce qui est présenté à l’intérieur du magasin.
Pour Noël 2006, le thème « Mille et Un Noël » a été retenu par le département concept et style de France Printemps. Ainsi, les magasins Printemps ont montré par leur décoration et les produits proposés la thématique choisie : « Quand l’Orient rencontre le grand magasin ».
Il a donc fallu créer des vitrines se rapportant à ce thème. Ainsi, la direction artistique a fait réaliser une vitrine avec 80 personnages, près de 1000 objets et des couscoussiers animés (environ 5 millions de fois en 2 mois).
Franck Bachet, directeur artistique pour France Printemps nous explique comment la vitrine a été réalisée ainsi que le public particulièrement visé par ces dernières : « J’aime raconter des histoires. Élaborer une vitrine, c’est comme tourner un film. Un scénario et des bons acteurs. […] La féerie des Mille et Une Nuits nous a ensuite donné l’idée des quatre vitrines animées de Noël. Et la palme revient selon moi à Madame Couscoussier ». « L’univers de l’enfant est crucial. Et je me suis rendu compte que plus les vitrines étaient garnies et animées, plus ils étaient fascinés ».

À présent, nous allons montrer que la disposition des produits en magasin est également une stratégie capitale pour attirer le client et cibler les produits que l’on souhaite leur faire acheter.
Pour étudier cet aspect, nous vous proposons cet extrait d’une interview réalisée par nos soins avec Pierre-Jean Galerne, directeur du magasin Les Halles d’Auchan, dans le centre commercial des Mureaux.

Question : Dans votre magasin, quelle est la stratégie de vente mise en place au niveau spatial, en terme d’annonces, d’offres et de têtes de gondole dans cette période ?

Réponse de M. P-J Galerne : « 30% de la surface du magasin est consacrée à l’expression des produits festifs. L’entrée est destinée aux jouets, aux offres cadeaux (livres, coffrets de DVD, services vaisselle, électroménager, chocolats et coffrets de parfumerie). En se rapprochant de Noël, l’offre du magasin évolue vers les produits destinés aux repas de fête : champagne, foie gras, alcools, vins, décoration de la maison et de la table. Toutes les têtes de gondole sont consacrées aux produits de fin d’année ainsi que tous les éléments promotionnels.
Des chapiteaux sont éventuellement installés à l’extérieur des magasins pour vendre les sapins par exemple ».

Cet extrait montre clairement qu’il est nécessaire de veiller à la disposition des produits en magasin dans la période de Noël. Noël étant un grand événement unique dans l’année, les produits qui lui sont exclusivement dédiés et les produits en promotion pour l’occasion se doivent d’être exposés en premier lieu car ce sont eux qui vont motiver le client à entrer ou non dans le magasin. En effet, le client sera plus intéressé par l’offre du magasin s’il repère tout de suite ce dont il a besoin spécifiquement pour Noël ainsi que les « bonnes affaires ».

Enfin, l’accueil et la prise en charge du client en magasin sont déterminants dans le comportement du consommateur : meilleur l’accueil sera et ses demandes satisfaites, plus il sera convaincu qu’il peut acheter. Afin de le démontrer, nous allons reprendre l’exemple du Printemps Haussmann.

Pour Noël 2006, le Printemps s’est dit vouloir être à la hauteur en matière d’accueil et de prise en charge de clients de plus en plus exigeants. Les services clientèle habituels se doivent alors d’être dotés de services plus adaptés pour être efficaces et impressionner le consommateur. Ainsi, l’enseigne a mis en place un service exceptionnel : jusqu’à la veille de Noël, les clients chargés de paquets ont pu se faire raccompagner jusque chez eux par une berline de luxe et d’un modèle des plus récents. Un partenariat avec la marque Mercedes a été de mise pour la concrétisation de ce projet.

Mais avant tout, il est important de répondre aux attentes des clients en les conseillant sur les produits exposés, en répondant à leurs questions ou encore en les informant sur les prix sans commettre aucune erreur. Cela va également déterminer le comportement du consommateur. Caroline Vezolles, responsable développement clientèle et services du magasin, nous explique l’objectif que souhaite atteindre l’enseigne dans ce domaine : « Nous faisons tout pour que l’expérience d’une visite au Printemps soit un moment de plaisir pour nos clients ». Les clients se trouvant dans un tel état d’esprit sont alors plus enclins à consommer. Cependant, pour que cet objectif soit atteint, il est nécessaire d’employer le personnel approprié, ce que nous commente Caroline Vezolles : « Je m’occupe du recrutement des hôtesses et je peux vous dire que l’accueil doit être sans cesse repensé et amélioré pour donner envie et laisser une bonne impression ».

21 février 2007

Axe II - C/ Les entreprises ont modelé Noël pour asseoir leur pouvoir

1) Le Père Noël, mythe commercial incontournable

L’image du père Noël utilisée afin de servir les intérêts des entreprises
Les entreprises se servent du côté magique et divin que peut avoir le Père Noël pour faire consommer, en mettant les parents devant une choix quasi-unique qui relève plus de l’affectif que du commercial : acheter des cadeaux pour appuyer la thèse soutenant que le Père Noël existe, car la preuve, il est là dans le magasin et ainsi concrétiser les désirs de l’enfant.

À propos du rôle du père Noël / Santa Claus dans la commercialisation de la fête, Martyne Perrot dit ceci : « Santa Claus joua alors un rôle majeur dans la commercialisation. Très tôt, sa présence dans les magasins le fit apparaître comme un « dieu de la marchandise », à laquelle il donnait une sorte de caution « divine », neutralisant « par miracle » l’hiatus trop évident entre commerce et religion ». Ainsi, on remarque que le Père Noël a vraiment été instrumentalisé par les entreprises afin d’attirer les clients et de leur faire acheter leurs biens et services.

p_re_no_l_chez_l_opticienClaude Lévi-Strauss montre également le rôle que peut jouer le Père Noël par rapport aux enfants, et ce également pour servir les intérêts des entreprises : « les personnages déguisés en Père Noël pour recevoir les suppliques des enfants dans les grands magasins ». En rencontrant un Père Noël dans un magasin et en voyant leur enfant émerveillé, les parents sont obligés d’acheter des cadeaux et donc de dépenser pour faire durer la magie.

Les entreprises jouent donc sur le fait qu’il ne faut pas détruire le mythe.

Exemple : un Père Noël chez un opticien.


Un exemple concret : écrire ou mieux (sur le plan commercial), téléphoner au Père Noël
Nous l’avons vu, le Père Noël est l’argument de vente parfait pour cette période de fêtes. Mais il n’y a pas qu’en magasin que le Père Noël permet des profits exceptionnels, d’autres entreprises gagnent autrement de l’argent tout en s’appuyant sur ce personnage emblématique : prenons l’exemple de la ligne téléphonique du Père Noël qui a succédé en grande partie à la lettre traditionnelle écrite au Père Noël.lettre_p_re_No_l

Lettre adressée au Père Noël en 2005 et rédigée par une classe de primaire.


Depuis plusieurs années, à partir de fin novembre, on peut voir des spots publicitaires d’environ une minute incitant à appeler le Père Noël et la recette est simple : un fond représentant le ciel et les nuages avec des étoiles, un sapin de Noël richement décoré, quelques cadeaux au pied de l’arbre et un Père Noël animé tenant un téléphone disant aux enfants de l’appeler à tel numéro. Tout cela a de quoi faire tourner la tête des petits car quoi de mieux que d’appeler le Père Noël pour lui donner sa liste de cadeaux et être le plus sûr possible de les avoir ? Car là encore on joue sur le désir de l’enfant. Mais ce qui n’est pas toujours dit dans ces spots, c’est le prix de la communication téléphonique, car c’est là que les intérêts de la société concernée sont en jeu. En effet, auparavant, le numéro était le 08.36.65.65.65, c’est-à-dire pas n’importe quel numéro, l’un des plus chers du marché, à l’insu du consommateur.

Et tout était fait pour maximiser le profit : on commence par annoncer tranquillement qu’il s’agit bien du standard du Père Noël, on précise quelle est l’entreprise qui produit ce service, on précise même les coûts (attention appel + coût par minute), puis on vous fait patienter un peu et alors le Père Noël parle, il vous pose des questions mais impossible d’y répondre dans le laps de temps imparti, alors les questions recommencent, et quand on a réussi à finir et que l’on raccroche, on s’aperçoit que l’on a été un minimum de 3 minutes au téléphone. 3 minutes très chères mais surtout multipliées par le nombre d’appelants très élevé, ce qui fait une très bonne recette pour les entreprises concernées.

Maintenant, la majorité des gens connaissent la valeur des numéros audiotel, et il faut se mettre à la mode des numéros à quatre chiffres, le nouveau numéro mis en place en 2006 est donc le 3630 (dire "Père Noël"). Les gens peuvent avoir l’impression que le changement de numéro a tout changé, mais en réalité la stratégie est globalement la même : après avoir appelé le numéro, il est nécessaire de dire de façon audible un mot-clé qui réorientera sur le service (exemple : Noël), car aujourd’hui ce sont des centrales d’appels concernant plusieurs services qui les accueillent. Cela entraîne donc un certain délai d’attente le temps de la connexion avec le service adéquat ou le temps que le mot-clé soit compris par le système de la centrale. Après, tout se passe de même qu’avec le numéro précédent, et au final on se rend encore compte qu’on a passé au moins 3 minutes au téléphone.

Ainsi, grâce à cet exemple, on peut encore voir que le Père Noël est sublimé en dieu ou être fascinant dont le culte serait la consommation.

21 février 2007

Axe II - Plan de la troisième sous-partie

Axe II - C/ : Les entreprises ont modelé Noël pour asseoir leur pouvoir

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21 février 2007

Axe II - B/ Un Noël sous influence : une fête commerciale made in USA

2) Le Père Noël, élément capital de l’Américanisation

L’intégration du Père Noël à notre société
Le Père Noël que nous connaissons actuellement s’est intégré à notre société aux lendemains de la Seconde Guerre Mondiale par le Plan Marshall.

Auparavant, en France notamment, les personnes de confession catholique avaient pour habitude de s’échanger des cadeaux le soir de Noël, pour commémorer la naissance de Jésus-Christ.
Mais l’image du Père Noël apportant des cadeaux est apparue peu après la Seconde Guerre Mondiale.
Ce sont en effet les Américains qui ont exporté chez nous cette image du père Noël par le biais notamment du plan Marshall que nous allons évoquer dans le paragraphe suivant.
C’est à partir de là que l’on peut évoquer le père Noël comme élément capital de l’Américanisation de la fête de Noël, car son symbole a été conservé intact (vêtu de rouge et blanc, gentillesse, …), symbole perdurant encore aujourd’hui.

Mais cette image du père Noël a été violemment critiquée et attaquée comme le 24 décembre 1951, à Dijon, où une figure du père Noël avait été pendue puis brûlée publiquement devant les enfants des patronages, ainsi que l’avait évoqué le journal France-Soir :

« Devant les enfants des patronages
Le Père Noël a été brûlé sur le parvis
De la Cathédrale de Dijon

Le Père Noël a été pendu hier après-midi aux grilles de la cathédrale de Dijon et brûlé publiquement sur le parvis. Cette exécution spectaculaire s’est déroulée en présence de plusieurs centaines d’enfants des patronages. Elle avait été décidée avec l’accord du clergé qui avait condamné le Père Noël comme usurpateur et hérétique. Il avait été accusé de paganiser la fête de Noël et de s’y être installé comme un coucou en prenant une place de plus en plus grande. On lui reproche surtout de s’être introduit dans toutes les écoles publiques d’où la crèche est scrupuleusement bannie. » - Dépêche France Soir du 25 décembre 1951.

Aujourd’hui, on s’aperçoit tout de même que le père Noël est toujours là.


Le Plan Marshall ou les débuts de l’Américanisation
Pour étudier le Père Noël dans le contexte de l’Américanisation, il faut tout d’abord revenir sur le point de départ de ce processus : il s’agit du Plan Marshall, créé par George Marshall, alors secrétaire d’État des Etats-Unis, en 1947, après la Seconde Guerre Mondiale, afin que les Etats-Unis participent activement à la reconstruction de l’Europe.

Le 3 avril 1948, le président des Etats-Unis, Harry Truman, signe le Plan Marshall donnant par la même à l’américanisation ses premières armes.

En effet, entre 1948 et 1951, 13 milliards de dollars sont fournis à 17 pays européens membres de l’OECE pour leur reconstruction. Mais l’américanisation prend réellement ses racines au niveau des contreparties exigées des Etats-Unis à l’égard de l’Europe : en effet, l’argent versé pour reconstruire les pays signataires devait être utilisé pour n’acheter que des produits issus de l’industrie américaine. Ainsi les Etats-Unis ont progressivement pénétré notre continent, et les produits vendus se sont intégrés peu à peu à notre quotidien : on peut alors parler d’américanisation.

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Un personnage créé par les Américains
En 1930, Coca-Cola, en quête d’un nouveau public, a une grande

Timbre américain datant de 1997 représentant le Plan Marshall et George Marshall, qui en est à l'origine.

idée qui lui vaudra une grande renommée : réutiliser l’image de Saint-Nicolas / Santa Claus afin de promouvoir leur fameuse boisson.

Un personnage créé par les Américains
En 1930, Coca-Cola®, en quête d’un nouveau public, a une grande idée qui lui vaudra une grande renommée : réutiliser l’image de Saint-Nicolas / Santa Claus afin de promouvoir leur fameuse boisson.

C’est à Haddon Sublom, alors designer dans la firme, qu’est confiée la mission de faire de ce personnage un argument publicitaire à la rentabilité importante. Ainsi, cet homme donne naissance à celui que nous appelons aujourd’hui Père Noël. Précisons cependant que c’est bien Haddon Sublom qui a donné au Père Noël ses couleurs rouge et blanc, en effet, ce sont celles de la marque qu’il défendait. Après la Seconde Guerre Mondiale, et à l'aide du Plan Marshall évoqué précédemment, l'Europe a intégré le Coca-Cola® et le Père Noël dans sa culture.

Voici quelques planches réalisées pour Coca-Cola® :

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Affiche de 1940 - USA

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Affiche de 1940 - Canada

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Affiche de 1941 - USA

21 février 2007

Axe II - B/ Un Noël sous influence : une fête commerciale made in USA

1) Diffusion d’une abondance caractéristique ou la folie des grandeurs

Les Etats-Unis ont fait de Noël un événement commercial unique
Comme de nombreux événements, Noël aux Etats-Unis se doit d’être une fête grandiose et unique. C’est alors que nous pouvons constater « une abondance caractéristique ou la folie des grandeurs ».

Mais Noël ce n'est pas juste une fête dans la nuit du 24 au 25 décembre, c'est toute une saison de préparation et de festivités. En effet, le samedi suivant Thanksgiving (fête célébrant l'aide que les Indiens d'Amérique ont apportée aux Colons à leur arrivée sur le continent et ayant lieu le 4ème jeudi de novembre), on peut assister à New York à la parade extraordinaire, la Macy’s Thanksgiving Day Parade, marquant l’arrivée du célèbre Père Noël et annonçant dans le même temps l’ouverture de la période des achats de Noël.

Cette parade a été créée en 1924 par le magasin Macy’s et comprenait des groupes de musique, des costumes bariolés et même des animaux prêtés pour l’occasion par le Zoo de Central Park. Elle effectue le même parcours tous les ans en passant par les célèbres avenues comme Broadway. Aujourd’hui, au minimum 1,5 millions de personnes la suivent.

Ce premier événement de la fête de Noël marque déjà une certaine « folie des grandeurs », car pour que la fête soit réussie, plusieurs mois de préparation sont nécessaires (fabrication des costumes, du matériel, des chars, organisation des défilés, …) et de plus, il a lieu quelles que soient les conditions dans lesquelles il doit se dérouler (météorologiques notamment).

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Photographie de la Macy's Thanksgiving Day Parade


Un exemple dans le cinéma : La Course au jouet, avec Arnold Schwarzenegger
Synopsis du film : ce film raconte l’histoire de Howard (Arnold Schwarzenegger), un père de famille très occupé par son travail, qui la veille de Noël s’aperçoit qu’il n’a pas encore acheté le cadeau dont rêve son fils Jamie, et que tous les parents ont quasiment déjà acheté, le Turbo-Man, … Il s’ensuit alors une série de péripéties à travers lesquelles le père va tenter de trouver le Turbo-Man tant espéré par son fils, mais également tenter d’arriver à temps pour assister à la Parade de Noël comme il le lui a promis.

Ce film nous montre l'importance économique de la fête de Noël pour les Américains notamment lorsqu'on voit une foule de personnes se précipiter dans un magasin en piétinant un membre du personnel à l'entrée puis en dévalisant le magasin (les gens se ruent sur les rayons, se battent pour avoir les cadeaux). On peut voir qu'ils sont prêts à tout pour acheter le cadeau qu'ils veulent. La parade (également évoquée dans le paragraphe précédent), à la fin du film, montre aussi que cette fête est unique et qu'elle doit être grandiose. Ainsi Noël est un phénomène de masse. Cependant chaque Américain s'investit également individuellement pour contribuer à la magie de la fête : on peut le voir avec le voisin d'Howard, qui a particulièrement insisté sur la décoration à l'intérieur et à l'extérieur de sa maison, là encore s'illustre cette "folie des grandeurs" avec des guirlandes très longues ou l'achat d'un véritable renne.


Les décorations de Noël chez soi : toujours plus, toujours plus beau
Les décorations mises en place à Noël aux Etats-Unis sont également symboles d’une certaine abondance par l’exhibition qui en est faite. En effet, pour cette occasion unique comme nous l’avons vu précédemment, décorer un petit sapin de Noël ne suffit pas. Il est important d’illuminer sa maison ainsi que les alentours. Les résidences et quartiers se transforment alors en véritables expositions de décoration et d’illuminations, et même parfois des concours ont lieu entre certains voisins pour qui aura la maison la plus richement décorée et la plus admirée. Les Américains ne décorent pas leurs maisons que pour eux, les familles ont pour habitude de circuler à travers les quartiers afin d’admirer les diverses maisons décorées et s’en inspirer pour les années suivantes, ces maisons devenant presque des œuvres d’art.
Et pour ceux qui auraient cette « folie des grandeurs », on remarque que leurs maisons sont décorées de dizaines de milliers de feux colorés, de pères Noël, de rennes illuminés et parfois même de bonhommes de neige, grandeur nature, sur leurs pelouses ou sur leurs toits. Ainsi, aux Etats-Unis, on n’hésite plus à beaucoup dépenser, et donc par la même quelque part à montrer sa richesse, pour orner sa propriété de décorations assez conséquentes.

Les décorations de Noël dans et sur les maisons sont certes importantes, mais il est également indispensable de décorer les rues, de décorer la ville, de décorer l’espace public. Ainsi, la ville se fait également emblème de cette « abondance » et de cette « folie des grandeurs » et incite les échanges commerciaux.


Les décorations de Noël dans la rue
Ainsi, par exemple, au Rockefeller Center à New York, le sapin exposé est le plus grand du monde. Ce paramètre renvoie également à cette « abondance » et à cette « folie des grandeurs ». En effet, il mesure entre 23 et 28 mètres, et statistiquement seulement un arbre sur un million correspond aux critères recherchés (taille, verdure, densité, …), ce qui signifie que chaque année plusieurs mois de recherche sont nécessaires afin de trouver LE sapin.

Pour cela, une sorte de casting est réalisé. Chacun peut envoyer une photo de son arbre au service responsable de la mise en place et de la décoration de « The Tree » en précisant évidemment son type, sa taille, s’il est plus ou moins verdoyant, … Par la suite, des membres du personnel du Rockefeller Center concernés peuvent venir à la rencontre de ces « candidats » afin d’évaluer en direct les sapins proposés. Par ailleurs, le Rockefeller Center cherche lui-même le sapin de l’année. Une grande organisation et une grande coordination sont alors de mise.

Pour ce qui est de la décoration, plusieurs dizaines de milliers d’ampoules sont utilisées pour l’illuminer et ce 24 heures sur 24, ce qui, en terme de main d’œuvre, revient à employer au minimum une centaine de personnes car la décoration lumineuse est maîtrisée de la production des ampoules à leur mise en place.

Enfin, pour permettre à ce sapin de montrer toute sa splendeur sans gêne et aux passants de le contempler sans dérangement, la célèbre Fifth Avenue de New York est fermée le soir.

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Nous avons vu qu’il y avait une réelle « abondance » et une réelle « folie des grandeurs » dans la fête de Noël aux Etats-Unis.

Le sapin du Rockefeller Center illuminé un soir de décembre.
New York City.
 
 

Cela a influencé notre célébration en Europe où ces deux notions seront diffusées, ce que nous montre Claude Lévi-Strauss : « Il est certain que ce développement […] est un résultat direct de l’influence et du prestige des Etats-Unis d’Amérique. Ainsi, on a vu simultanément

Nous avons vu qu’il y avait une réelle « abondance » et une réelle « folie des grandeurs » dans la fête de Noël aux Etats-Unis.

Cela a influencé notre célébration en Europe où ces deux notions seront diffusées, ce que nous montre Claude Lévi-Strauss : « Il est certain que ce développement […] est un résultat direct de l’influence et du prestige des Etats-Unis d’Amérique. Ainsi, on a vu simultanément apparaître les grands sapins dressés aux carrefours ou sur les artères principales, illuminés la nuit ».

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